La poupée de cire

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Il y a bien longtemps, dans une petite maison de montagne, vivait une jeune fille de 14 années. Cette jeune fille était pauvre, très pauvre et elle était fille unique. Après la mort de son père rongé par la peste noire et celle de sa mère par la rage, elle se retrouvait seule, orpheline. Sa maison tombait en ruines : à tous moments elle risquait de se prendre une grosse pierre sur sa tête. Elle pleurait son sort. Elle ne comprenait pas : qu’avait elle fait au bon dieu pour qu’elle finisse dans une situation aussi précaire ? Pauvre petite fille qu’elle était. Elle habitait seule en haut de la falaise dite « des mirabelles » où personne ne venait jamais la voir car c’était trop dangereux… Les loups et les ours rodaient… La jeune fille partait souvent travailler : comme elle était catholique et qu’a cette époque on devait être protestants, elle se faisait connaître sous une fausse identité : Marie Dénia, russe, protestante. Tout le monde la croyait, évidemment et heureusement car sinon, elle risquerait d’être tué. A cette époque, tout le monde devait avoir la même religion ou sinon, on devait être brûlé vif ou torturé à mort . Cette pauvre « Marie » qui avait tout perdue devait mentir pour survivre. Un jour, deux hommes vinrent sonner à sa porte, elle leur ouvrit. 

·            Bonjour. Dit l’un des deux hommes d’une voix neutre. 

·            Bonjour. Répondit sur le même ton Marie. 

·            Nous venons pour visiter votre maison car elle nous intrigue : perchée là haut sur cette falaise si dangereuse, nous nous sommes dit que pour votre sécurité, nous devions passer vous voir. 

Lorsqu’elle était petite et que ses parents étaient encore là, elle avait entendu parler de ses hommes. A ce que ses parents fiaient, ces hommes inventait des raisons pour leur venu et au moment où le propriétaire de la maison baissait sa vigilance en se croyant en sécurité, il le capturait. Ses parents connaissait bien ce type de personnes : leurs mères et leurs pères s’étaient retrouvés entre leur griffes. Marie s’en méfia donc. 

·            Pourquoi ? Je suis très bien ici. 

·            Nous le savons et nous en sommes désolé, mais, il y a une autre raison pour laquelle nous venons… 

·            Ah bon, mais, la quelle? 

·            Et bien, le peuple a décidé de mettre en place une augmentation d’impôts, donc, nous avons passé en revu toute les maisons du village et toutes les personnes qui y vivait et nous nous sommes aperçu que vous ne payiez pas votre loyer, chère madame ! Dit l’autre homme sur un ton ferme. 

·            Mais, je le paye pourtant mon loyer. 

L’autre homme força l’entrée et se mit à visiter la maison. Au bout d’une heure ou deux il prononça son verdict: 

·            cette maison tombe en ruine, je suis allé dans une pièce qui se trouve être votre chambre et je me suis rendu compte que vous aviez des images encadrées de beau cadres en bois et des livres de prières (dont la bible) de Jésus-Christ. Vous n’êtes pas protestante, vous êtes catholique! 

·            Mais non, vous n’aviez pas le droit de rentrer dans ma maison ni de vous introduire dans ma chambre ! Je suis protestante, comme vous ! 

·            Quel est votre nom? 

·            Marie Dénia. Répond la jeune fille. 

·            Vous avez quel âge au juste? 

·            30 ans… 

·            Vous m’avez l’air bien peu ridée et basse pour avoir 30 ans. 

·            Je le sais bien, seulement, j’ai des gros problèmes de croissance. 

·            Bien, mais pourquoi ces cadres alors? 

·            Et bien parce que… 

·            Par ce que? 

·            Parce que… elle rougit, elle crut qu’elle allait exploser. 

·            Parce que je suis catholique. Elle écarquilla ses yeux autant que les deux hommes et mit la main devant sa bouche; 

·            Mais qu’est ce que j’ai fait ? Pensa t’elle. 

Les deux hommes la prirent par les deux bras qu’ils nouèrent au préalable à l’aide de vieux chiffons assez long pour l’attacher fermement. Ils l’embarquèrent avec colère. Elle pensait au sort qui lui était réservé. Elle avait envie de crier, de hurler. Mais elle était belle et bien prisonnière des mains de ces hommes sans cœurs. Elle se laissait ballotter de tous côtés. Au bout d’un certain temps (qui paraissait mille ans à Marie), ils arrivèrent devant un grand bâtiment aux briques polies beiges. Seul un bâtiment pouvait être présenté comme ceci : la prison des martyrs. Elle avait très peur. Elle si elle le pouvait, elle pleurerait mais hélas, les deux hommes l’avait menacée qu’a chaque fois qu’une larme coulerait bien qu’il pleuve et que ça pourrait être de l’eau de pluie, elle se prendrait un gros coup de fouet pour arrêter. Alors, elle garda sa peine pour elle seule. Elle rentra dans l’immense bâtiment qui semblait être la fin de sa vie et on la jeta dans une pièce sombre et inconfortable au plus au point. Elle resta là quelque jours sans manger ni boire avant que quelqu’un vienne la voir. Quelqu’un lui glissa du pain rassi et verdi avec de l’eau pleine de sable et de poussières. Elle mangea comme elle le pouvait : avec difficulté. Elle se remit dans sa positions ou elle était jusqu’à présent afin que son confort soit plus ou moins correct. Son cœur battait la chamade quand soudain la porte de son « cachot » s’ouvrit . Un homme à la jambe de bois et sûrement au cœur de pierre entra. Il s’assit en face d’elle et dit: 

·            Où est il? 

·            Où est quoi? 

·            Je suis sûr que vous savez très bien de quoi je parle… 

·            Non, je vous le jure. 

Un autre homme arriva avec un fouet. 

Il fouetta deux fois Marie afin qu’elle ne pleure pas bien qu’elle en eu fortement envie. 

·            Alors! 

·            Mais je vous jure que je ne sais point de quoi vous me parlez! 

·            Vous en êtes sûre, fouettez là un bon coup pour que j’en soit sur. Ordonna le vieil homme à son conjoint. 

·            Bien monsieur. L’homme exécuta l’ordre d’un visage neutre. 

Marie resta de marbre. Là, sans bouger, neutre, sans dire un mot.L’homme ordonna alors à nouveau des coups de fouet. Au moment où elle ouvrit la bouche pour crier sa douleur, l’homme posa violemment sa main gantée sur la bouche de Marie. Celle-ci ferma aussitôt sa bouche. 

·            Dites moi ! Ordonna t-il. 

·            Je ne sais pas ! Vous vous trompez de personne ! S’écria t’elle avant de prendre un nouveau coup de fouet. Je ne sais pas ! Je vous le jure, croyez moi ! 

·            Ce n’est donc pas vous la catholique qui se faisait passer pour une protestante. 

Elle aurait aimer dire « non » mais hélas, comme elle détestait mentir, elle approuva d’un signe de tête muet. 

·            Donc, vous savez de quoi je parle ! Ne me faites pas tourner en bourrique non de sort! 

·            Mais je vous dit que je ne sais pas. 

Elle se prit alors une série de coups de fouet violents. Soudain, l’homme décida de se relever et de partir. Lors de son départ, il jeta un regard noir plein de haine à Marie. Celle-ci se recula vers ce qu’elle avait mangé juste avant l’arrivée fracassante de cet homme au  cœur de pierre et à la jambe de bois. L’homme qui la fouettait jusqu’à présent était resté là,sur le qui vive, prêt à donner un nouveau coup. La jeune fille n’osait pas le regarder droit dans les yeux elle détournait la tête et tentait de ne pas pleurer ce qui déclencherait l’obligeance de donner un coup de fouet. L’homme restait sérieux. Marie tournait et retournait la question dans sa tête depuis que l’homme austère était arrivé : Que va t-il me faire ? 

Au bout d’une heure ou deux, il décida de partir. Marie rampa tant bien que mal vers la botte de foin très inconfortable et pleine de cafard qui lui servait de lit pour dormir : apparemment, elle devrait rester longtemps, jusqu‘à ce que cet homme sans doute souffrant obtienne ce qu’il souhaite. Une haine imparable emplissait le cœur de la fille et très certainement de ce vieil homme. Elle restait là. Là, seule et désorientée avec pour seul compagne ou amie, une vieille poupée de cire qui devait être là depuis un bon moment car elle sentait la moisissure. Vers la fin du coucher de soleil, Marie s’orienta vers le fond de la pièce.Vers 20 heures, l’homme revint suivi de son compagnon. Celui-ci présentait une pince de fer et toujours son gros fouet. Il fit tourner Marie afin de pouvoir la détacher. Elle pensa d’ailleurs que la prison était fini et qu’elle pourrait rentrer chez elle ; mais NON. Elle devait encore rester car « Jambe de bois » n’avait pas obtenue ce qu’il voulait tant de Marie. Il expliqua pourquoi il l’avait détachée: 

·            Vous passerez une nuit plus tranquille avec les mains détachées. 

·            Merci. Répondit Marie timidement. 

·            Mais, vous ne passerez pas toutes vos nuits ici, bien évidemment. 

·            Mais alors… (elle se repositionna) ou vais-je passer mes nuits? 

·            Aux Martyrs. Vous êtes une femme menteuse et donc indigne. Vous n’avez donc aucun mérite. Je veux donc vous envoyer aux martyrs afin que plus personne ne vous prenne comme exemple. Vous avez menti pour votre religion, vous me mentez quand je vous demande: où il est ? Alors non, ça ne peu plus durer. Je vous relâche donc pour que vous alliez faire vos adieux au village. Remontez chez vous et récupérez des couverture pour passer la dernière nuit de votre vie. Attendez nous chez vous dans 3 jours, passé ce délais, si vous n’êtes pas chez vous, nous partirons à votre poursuite avec des flèches et des armes empoisonnées. Est-ce bien clair ? Dit-il violemment . 

·            Oui, monsieur. Répondit d’une voix basse Marie, apeurée. Elle passa la nuit là-bas, et puis, à l’aube du jour, on vint la réveiller et on la mit dans une charrette afin de l’emmener jusqu’au village.  Elle avait mit au préalable dans sa poche la poupée de cire qui lui servirait de preuve. Et oui car elle avait un plan… 

Arrivée au village, on la jeta sur le bord de la route. Les gens la regardèrent d’un air surpris, puis, ils revinrent à leurs occupations habituelles du dimanche matin. Elle se releva, frotta sa robe à moitié fichu car elle était déchirée et elle chercha une botte de paille ou autre qui pourrait la mettre en valeur afin qu’elle fasse un discourt. Quelques minutes plus tard, elle trouva un tas de terreau et elle monta dessus en relevant sa robe. Elle sortit la poupée de cire et pointa sa main avec la poupée dedans vers le ciel gris. Le village se rassembla alors autour d’elle et ils se mirent à écouter le discourt à l’improviste de la jeune fille: 

·            Mon peuple. Dit-elle avec rage. J’ai été emprisonnée dans le bâtiment beige des martyrs. On m’y a torturée et menacé de mort. Tout ça parce que j’avais une autre religion et que j’étais une femme bonne à faire le ménage et les corvées. NON, NON! Les femmes sont êtres humains avec une conscience et une intelligence particulière. Je ne vois pas pourquoi, nous les femmes, nous serions bonnes à ne faire que le ménage, les corvées et tout ce que les hommes trouvent pénibles à faire. Je ne suis pas d’accord, ce n’est pas correct! Les femmes font partie de la chaîne humaine, elles sont donc indépendantes des autres personnes! Non à l’esclavage et à la dépendance des femmes. A chacun sa religion! A chacun ses droits! 

·            Oui, répondit une vieil femme qui tenait un panier d’osier, oui, mais, vous courez un très gros risque, chère madame, sachez que je suis fière qu’une femme s’impose mais si l’un des hommes qui torture vous voit ou vous entends, vous êtes bonnes pour être brûlée sur la place ou pire: torturée à mort. 

·            Je le sais bien, seulement, si je ne le dis pas, qui le dira, QUI? 

·            Personne et nous le savons bien, mais ça ne changera rien. Si ça ne tenait qu’à nous les femmes, nous serions prête à faire une révolution pour ça. Mais seulement, il y a une majorité d’hommes qui s’impose sur une minorité de femmes. Nous n’avons donc aucun pouvoir sur eux! Répliqua une autre femme dans l’assemblée. 

·            Oui, c’est effectivement vrai, mais, si nous restons dans le silence et que rien ne jaillit de notre colère, comment allons nous vivre? Comment allons nous enfin être indépendante des autres hommes! 

·            Nous ne le pourrons pas, hélas. L’assemblée se dispersa alors. Une larme dégoulina sur la joue de la jeune fillette, déçue. Rien n’a sensibilisé ce public, elle n’est pas assez importante aux yeux des villageois. Si seulement, si seulement… C’ETAIT UN HOMME! Si seulement elle pouvait avoir du pouvoir sur le peuple! Si seulement 

Elle eu soudain une idée. Elle remonta chez elle, la poupée dans ses mains tremblantes. Elle avait la haine en elle. Prête à tout: prête à prendre des risques, enfreindre la loi… PRETE A TOUT!!! 

Elle arriva enfin chez elle. Elle farfouilla dans son grenier. Elle trouva alors du vieux tissu, de la colle et des filets pour cuisiner cassés mais facile à raccommoder. Elle descendit dans son petit salon et elle récupéra sa machine à coudre. Elle s’installa sur la table en bois bancale et elle se mit à coudre, rafistoler, réparer et assembler les morceaux de tissus. Elle découpa une grosse partie de ses cheveux avec des gros ciseaux qui appartenait à sa mère. Elle les colla sur le filet à cuisiner réparé et elle l’essaya: parfaitement à sa taille. Elle essaya la cape de soie rouge réparée de son père: superbe. Elle mit une des vieilles chemises de son papa et un pantalon qui lui appartenait également. Elle se regarda dans son miroir tout fissurée et elle trouva une fausse identité: Ulysse Marchal. Elle mit du temps avant de s’habituer à sa nouvelle identité. Tout était planifié: ce soir, à la nuit tombée, elle sortirait accoutumée de cette façon car personne ne pourrait la vois sortir de la maison. Ensuite, elle attendrait l’aube du jour pour remonter autre part et refaire un discourt que cette fois elle avait travaillé jusqu’à présent. Donc, comme prévu, à la nuit tombée, elle descendit de sa falaise et se présenta au village sous le nom d’Ulysse Marchal. Tout le monde le cru. Elle rentra donc dans le village et s’installa près de la ferme de M. Hugues. Celui-ci devait d’ailleurs dormir étant donné qu’il n’était pas dans son champ, que le bétail était couché et que rien n’était allumé. Vers 21h00, des hommes employés du maire du village vinrent allumer les grandes lampes à pétrole. A minuit, ils revinrent tout éteindre et les maisons s’endormirent en même temps que la nuit. Vers 7h00 le lendemain matin, le travail recommença, le coq chanta et «Ulysse» était sur le qui vive. Il attendait que des gens passent par là pour attirer leur attention vers lui. Finalement, un groupe de touristes du village voisins vinrent passer par ici, alors, Marie attira le groupe vers elle. Ils s’approchèrent et tendirent l’oreille. Elle commença: 

·            Mesdames et Messieurs, bienvenue sur mon territoire, mon nom est Ulysse, Ulysse Marchal pour être plus précis. Hier soir, ma femme est partie travailler et elle n’en est pas revenue. Ce matin, je le retrouvé pendu près de la prison dite «des martyrs» où personne ne revient. Elle s’est sûrement retrouvée là bas car on l’a capturée et forcé à y faire les corvées pénibles. Comme elle a refusé, on l’a pendu pour qu’on ne la prenne plus en exemple. Mais ma femme était un exemple, un exemple de loi et d’amour du peuple, une femme exceptionnelle. (elle se força à pleurer afin que son histoire paraisse plus vraie). Une femme que l’on aurait jamais du tuer. J’ai la haine au cœur et la colère dans la tête! AIDEZ MOI! Aidez moi à me défendre contre cette illégalité des femmes face à une majorité d’hommes. Je suis un homme, et fier de l’être, mais je ne supporte pas que les femmes soient maltraitées, qu’on les force, qu’on les sous-estime. Les femmes sont exceptionnelles et elles font partie de la vie! Je ne veux plus de DIFFERENCES ni de MALTRAITANCES. Je veux que les femmes soient traitées comme elles doivent l’être!!! 

L’attroupement de gens avait doublé en quelques minutes seulement. Leurs regards se faisait même: compassion et haine à la fois. Parfaitement ce qu’attendait Marie pour faire avancer son projet! 

·            OUI, OUI, il a raison, cet homme, nous devons nous défendre! Approuva une femme dans l’attroupement. 

·            Cet homme à raison!!! Crièrent en cœur les gens présents. Demain à l’aube du jour, direction là prison des martyrs afin de mettre un terme à tout ça. Allons brûler ces hommes et ce bâtiment horrible. NON A L’INNEGALITE des FEMMES, NON… 

Des cris de joie retentirent en même temps que la cloche pour signaler les 8 heures. Ulysse était heureux, très heureux. Il remonta chez lui et tourna pendant un certain temps afin de travailler sur les techniques de la manifestation: la sécurité est élevée. Cela pourrait poser un problème pour brûler le bâtiment. Marie monta dans sa chambre et posa la poupée sur son cœur, pour le moment, elle menait à bien son plan! Elle pensait à ses parents qui seraient si fiers d’elle si ils étaient encore là. La journée passa. Vers 1 h00 du matin, Marie décida de descendre au village, toujours déguisée en Ulysse. Elle y  arriva en quelques minutes et, comme la veille se planta à nouveau devant la ferme de M. Hugues. Elle attendit l’aube du jour. A peine le soleil levé, des tas de femmes et hommes compatissants attendaient le déclenchement de l’ordre de guerre.            

 

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